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PR·02·01Dossier 02 · Débouchage et évacuation

Bac à graisse : rôle, vidange, entretien et prix

Niveau
Facile
Durée
20 à 30 min pour un écumage (la vidange complète revient à un vidangeur agréé)
Budget
48 à 250 € par vidange selon la formule (tarifs constatés cités dans le texte, relevé septembre 2026)
Outils
Gants épais, épuisette ou écumoire dédiée, seau, sac poubelle solide, outil pour soulever le tampon
Mains lavant une assiette sous le robinet d'un évier de cuisine en inox, l'eau coulant vers la bonde
Fig. 0Photo Pexels / RDNE Stock project
Sommaire de la fiche
  1. 01Un bac à graisse, c'est quoi exactement ?
  2. 02Pourquoi mettre un bac à graisse ?
  3. 03Comment fonctionne un bac à graisse ?
  4. 04Est-il obligatoire d'avoir un bac à graisse ?
  5. 05Quelle taille de bac à graisse pour une maison ?
  6. 06Quand faut-il vider le bac à graisse ?
  7. 07Comment vider un bac à graisse soi-même ?
  8. 08Comment se passe une vidange par un vidangeur agréé ?
  9. 09Quel est le prix d'une vidange de bac à graisse ?
  10. 10Pourquoi mon bac à graisse sent-il mauvais ?
  11. 11Bac à graisse de restaurant : ce qui change pour les professionnels
  12. 12Comment espacer les vidanges au quotidien ?
  13. 13Questions fréquentes

Le bac à graisse, ou bac dégraisseur, est une petite cuve enterrée entre la cuisine et la fosse toutes eaux : il retient les graisses et les huiles avant qu’elles ne figent dans les tuyaux et n’étouffent le traitement des eaux usées. Dans une maison en assainissement individuel, il n’est pas obligatoire partout : l’arrêté du 7 septembre 2009 ne le conseille que si plus de 10 m de canalisation séparent la maison de la fosse. Quand il existe, il s’écume tous les 3 à 6 mois et se vidange une à deux fois par an par un vidangeur agréé par la préfecture, pour moins de 50 € en complément d’une vidange de fosse et autour de 120 à 250 € s’il est vidé seul.

Un bac à graisse, c’est quoi exactement ?

Dimanche soir. Le rôti est fini, le plat passe sous l’eau chaude et le jus file dans la bonde. Il n’a pas disparu pour autant. Tiède, il roule dans le tuyau ; froid, il fige. Trois mètres plus loin, il colle à la paroi, et le jus du dimanche suivant vient s’y accrocher.

Le bac à graisse est l’ouvrage chargé d’arrêter ce jus en route. C’est une cuve de 200 à 500 litres, en polyéthylène ou en béton, enterrée près de la maison sur la canalisation qui vient de la cuisine. Les textes officiels l’appellent « bac dégraisseur ». Dans la restauration, on parle plutôt de séparateur à graisses : un appareil plus gros, normalisé (norme NF EN 1825), soumis à d’autres règles. Même principe, autre échelle.

On le rencontre surtout dans les maisons en assainissement non collectif, celles qui ne sont pas raccordées au tout-à-l’égout et traitent leurs eaux usées sur leur propre terrain. Il fait partie du prétraitement, au même titre que la fosse toutes eaux et le préfiltre. Ce qui en sort part ensuite vers la fosse, puis vers le traitement par le sol (tranchées d’épandage, filtre à sable) ou vers une filière compacte agréée. Si vous découvrez votre installation, notre guide sur l’entretien de la fosse septique en détaille le reste.

Pourquoi mettre un bac à graisse ?

Une graisse de cuisson ne se dissout pas dans l’eau. Elle voyage en gouttelettes tant qu’elle est chaude, puis se solidifie dès que la température baisse. Le bac sert à la stopper à un endroit prévu pour ça, facile à ouvrir et à nettoyer, plutôt que de la laisser se déposer partout ailleurs. Il protège trois choses.

Les canalisations. Un dépôt gras réduit peu à peu le diamètre utile du tuyau, retient les miettes, les cheveux, les fibres, et finit en bouchon. C’est une cause très courante des évacuations de cuisine lentes, un sujet que notre dossier débouchage et évacuation traite en détail.

La fosse toutes eaux. Les graisses y remontent en surface et forment ce que les vidangeurs appellent le « chapeau ». Un chapeau normal fait partie de la vie d’une fosse. Un chapeau nourri en continu par une cuisine lointaine s’épaissit plus vite, durcit et gêne l’écoulement.

Le traitement. C’est l’enjeu le plus coûteux. Les fiches techniques des SPANC rappellent que les huiles et graisses peuvent provoquer des dépôts qui nuisent à l’acheminement des effluents comme au fonctionnement du dispositif de traitement. Un sol filtrant colmaté par des graisses ne se nettoie pas : il se refait, avec une pelleteuse.

Main versant un filet d'huile d'olive dans une poêle posée sur une gazinière
Un filet d’huile dans la poêle : une partie finira à l’évier au moment de la vaisselle, et c’est elle que le bac doit arrêter · Photo Pexels / RDNE Stock project

Comment fonctionne un bac à graisse ?

Aucun moteur, aucune électricité, aucun filtre à changer. Le bac fonctionne par gravité, en jouant sur une différence de densité. L’eau de cuisine entre par un coude ou un té plongeant qui casse le courant. Au calme, les graisses, plus légères que l’eau, remontent. Les résidus lourds (marc de café, grains de riz, épluchures) tombent au fond. L’eau qui repart est prélevée au milieu, sous la croûte, par une sortie elle aussi plongeante.

Au bout de quelques semaines, on trouve donc trois couches dans la cuve :

  • en haut, une croûte de graisses figées, jaunâtre à grise, qui s’épaissit avec le temps ;
  • au milieu, une eau trouble, qui est celle qui continue vers la fosse ;
  • au fond, un dépôt de matières lourdes, plus ou moins vaseux.

Tout le dimensionnement repose sur une idée simple : plus la cuve est grande, plus l’eau y reste longtemps, et mieux la séparation se fait. Un bac trop petit pour la maison laisse filer les graisses avant qu’elles n’aient eu le temps de remonter. Un bac trop plein, c’est pareil : quand la croûte descend jusqu’à la sortie, elle part avec l’eau.

Où va l’eau du bac à graisse ?

Elle suit le reste des eaux usées de la maison. Dans une installation d’assainissement non collectif classique, le trajet ressemble à ceci :

  1. évier, lave-vaisselle et, selon les cas, lavabos, douche et lave-linge ;
  2. bac à graisse, au plus près de la cuisine ;
  3. fosse toutes eaux, où arrivent aussi les eaux des WC ;
  4. préfiltre, souvent intégré à la fosse ;
  5. traitement par le sol ou filière agréée (microstation, filtre compact) ;
  6. infiltration dans le terrain ou rejet autorisé.

Rien à voir, donc, avec le drain posé au pied des murs, qui ne reçoit que de l’eau de pluie et de l’eau du sol. Les deux réseaux ne doivent jamais se croiser, comme l’explique notre article sur le drainage autour de la maison.

Est-il obligatoire d’avoir un bac à graisse ?

Pour une maison raccordée au tout-à-l’égout, non : les eaux partent au réseau public et aucun texte n’impose de bac à un particulier. La question se pose en assainissement non collectif, et la réponse tient dans l’arrêté du 7 septembre 2009 fixant les prescriptions techniques des installations de moins de 20 EH, modifié à plusieurs reprises depuis.

Son article 6 pose le principe : un bac dégraisseur est installé lorsque les huiles et les graisses risquent de provoquer des dépôts gênants pour l’acheminement ou le traitement des eaux usées. Son annexe 1 précise le cas concret, et la formulation surprend souvent : le dispositif n’est pas conseillé, sauf si la longueur des canalisations entre la sortie de l’habitation et le prétraitement dépasse 10 mètres. La logique est physique. Sur une courte distance, l’eau arrive encore tiède à la fosse toutes eaux, qui gère très bien les graisses. Sur un long trajet, elle refroidit et les graisses figent en chemin.

Les fiches pratiques des SPANC ajoutent un second cas : les secteurs où les températures sont particulièrement basses, pour la même raison. La fiche publiée par le SPANC d’Eau d’Azur demande alors de placer le bac à moins de 2 m de l’habitation, le plus près possible de la cuisine, hors de tout passage de véhicule, et accessible pour l’entretien.

Fosse toutes eaux et bac à graisse : faut-il les deux ?

Dans la plupart des maisons récentes, non. Une fosse toutes eaux posée à quelques mètres de la cuisine suffit. Le couple fosse plus bac se justifie quand la cuisine est à l’opposé de la fosse, quand la fosse a été éloignée pour des raisons de pente ou de place, ou dans une région froide.

Le cas des installations anciennes est différent. Dans une maison où la fosse septique ne reçoit que les eaux des WC, les eaux ménagères passent souvent par leur propre bac à graisses avant de rejoindre le traitement. Ce bac-là n’est pas un accessoire : il est le seul prétraitement de ces eaux, et il doit être entretenu comme tel. Pour un projet neuf ou une réhabilitation, c’est le SPANC qui valide la présence ou non d’un bac lors du contrôle de conception, sur la base de l’étude de sol et du plan.

Quelle taille de bac à graisse pour une maison ?

L’annexe 1 de l’arrêté de 2009 fixe deux volumes minimaux, repris par les fiches des SPANC : 200 litres quand le bac ne dessert que la cuisine, 500 litres quand il reçoit l’ensemble des eaux ménagères (cuisine, salle de bains, buanderie). Au-delà, le choix dépend de la taille du foyer et de sa façon de cuisiner, et c’est l’étude de filière qui le précise.

La pose suit quelques règles de bon sens rappelées par les fiches techniques : un fond de fouille horizontal sur une dizaine de centimètres de sable compacté, un remplissage en eau de la cuve au fur et à mesure du remblayage pour qu’elle ne se déforme pas, et des rehausses jusqu’au niveau du sol pour que le tampon reste visible. Un bac que personne ne retrouve sous la pelouse est un bac qui ne sera jamais vidangé.

Configuration Volume minimal (arrêté du 7 septembre 2009) Prix de la cuve seule, constaté (catalogue Chausson, relevé septembre 2026)
Eaux de cuisine seules 200 litres environ 295 à 380 € en polyéthylène
Toutes les eaux ménagères 500 litres environ 400 à 520 € en polyéthylène, près de 745 € en béton
Accessoires utiles rehausse, couvercle environ 75 à 130 € pièce

Ces prix concernent la cuve livrée. Le terrassement, le raccordement et la remise en état du terrain s’ajoutent sur devis, et la pose d’un ouvrage d’assainissement relève d’une entreprise de terrassement ou d’un plombier habitué à ces chantiers.

Quand faut-il vider le bac à graisse ?

Aucun texte national ne fixe de calendrier pour le bac. L’article 15 de l’arrêté de 2009 impose seulement que l’installation soit entretenue régulièrement par le propriétaire et vidangée par des personnes agréées par le préfet. Pour la fosse, il donne un repère chiffré : la hauteur de boues ne doit pas dépasser 50 % du volume utile. Pour le bac, ce sont les guides d’entretien des SPANC qui donnent les ordres de grandeur.

Geste Fréquence indicative Qui s’en charge Repère publié par
Ouvrir le tampon et regarder tous les 3 mois vous SPANC de la CC Vézère Monédières Millesources
Écumer la croûte de graisses tous les 3 à 6 mois, jusqu’à 4 fois par an vous SPANC de Vézère Monédières Millesources et du Val d’Ille-Aubigné
Vidange complète (eau, graisses, dépôts) 1 à 2 fois par an, environ tous les 6 mois vidangeur agréé SPANC du Val d’Ille-Aubigné et du Pays d’Apt Luberon
Vidange de la fosse toutes eaux, pour mémoire quand les boues atteignent 50 % du volume utile vidangeur agréé arrêté du 7 septembre 2009, article 15

Ces fréquences bougent avec l’usage. Une famille de cinq qui cuisine tous les jours remplit son bac bien plus vite qu’un couple qui dîne souvent dehors. Le guide du SPANC du Val d’Ille-Aubigné ajoute qu’un bac sous-dimensionné demande un écumage plus fréquent, ce qui est logique : moins de volume, moins de marge.

Comment savoir si le bac à graisse est plein ?

Le plus simple reste d’ouvrir le tampon. Un bac en bonne santé montre une croûte mince et irrégulière, avec de l’eau visible par endroits. Il est temps d’agir quand vous constatez l’un de ces signes :

  • la croûte couvre toute la surface et devient épaisse, compacte, difficile à percer avec un bâton ;
  • le niveau monte jusqu’à l’arrivée d’eau, qui ne coule plus librement dans la cuve ;
  • l’évier se vide lentement ou glougloute, alors que le siphon est propre ;
  • une odeur d’œuf pourri se dégage autour du tampon ;
  • des graisses apparaissent dans le regard de la fosse ou dans le préfiltre, signe qu’elles passent au travers.
Tampon rond en fonte rouillée marqué Sewer, affleurant dans une pelouse
Un tampon en fonte au ras de la pelouse, ici celui d’un regard d’égout américain : le couvercle d’un bac à graisse enterré doit rester aussi visible et facile à ouvrir · Photo Pexels / Mahmoud Yahyaoui

Comment vider un bac à graisse soi-même ?

Il faut distinguer deux opérations. Écumer, c’est retirer la croûte de graisses flottantes : c’est l’entretien courant, et les guides des SPANC le confient explicitement au particulier. Vidanger, c’est pomper toute la cuve, eau et dépôts compris : cette opération revient à un vidangeur agréé, parce que les matières extraites doivent rejoindre une filière d’élimination tracée. Vider le bac au seau dans le jardin ou dans le fossé revient à rejeter des eaux usées non traitées.

Pour l’écumage, prévoyez une petite demi-heure et un peu d’estomac.

  1. Préparer le matériel. Gants épais, vieux vêtements, une épuisette ou une grande écumoire réservée à cet usage, un seau et un sac poubelle solide. Posez le seau sur un carton : ce qui goutte ne part pas au lavage.
  2. Ouvrir le tampon sans forcer le dos. Un couvercle en béton pèse lourd : faites levier avec un outil plutôt qu’à mains nues, et gardez le visage à distance le temps que l’air se renouvelle.
  3. Retirer la croûte. Cassez-la en plaques avec l’épuisette et sortez-la par morceaux vers le seau, sans remuer le fond. Le but est d’enlever ce qui flotte, pas de brasser les dépôts.
  4. Dégager l’entrée et la sortie. Vérifiez que le té ou le coude d’arrivée et celui de sortie ne sont pas colmatés par un bouchon gras. Un bâton suffit en général à le détacher.
  5. Jeter les graisses au bon endroit. Le SPANC de la CC Vézère Monédières Millesources indique de les évacuer dans un sac étanche avec les ordures ménagères. Jamais à l’évier, jamais au WC : elles reviendraient au même endroit.
  6. Refermer et noter. Replacez le tampon bien à plat et inscrivez la date dans un carnet d’entretien. Le SPANC vous demandera ces informations lors de son contrôle périodique.

Attention

Un bac à graisse fermenté dégage des gaz, dont l’hydrogène sulfuré qui sent l’œuf pourri et qui est toxique à forte concentration. Ne vous penchez jamais la tête dans la cuve, ne descendez jamais dans un regard, et refermez le tampon dès que vous avez fini si des enfants jouent à proximité. Pas de soude caustique ni de déboucheur chimique dans le bac : ils ne viennent pas à bout d’une croûte de graisse et perturbent les bactéries de la fosse qui suit.

Comment se passe une vidange par un vidangeur agréé ?

La vidange complète est confiée à une entreprise titulaire d’un agrément délivré par le préfet du département. La liste des vidangeurs agréés est publiée par les services de l’État de chaque département. Demandez le numéro d’agrément : il figure sur le bordereau de suivi, et une entreprise sérieuse l’indique dès le devis. Le déroulé est toujours à peu près le même.

  1. Repérage et ouverture du tampon. S’il faut creuser pour le trouver, le temps passé est facturé à part.
  2. Aspiration du contenu par un tuyau relié à la citerne du camion, garé parfois à plusieurs dizaines de mètres.
  3. Lavage des parois au jet pour décoller les graisses restées accrochées.
  4. Contrôle de l’arrivée et de la sortie, et curage de la canalisation si elle est encrassée.
  5. Remise en eau claire de la cuve, pour qu’elle fonctionne dès le premier usage et qu’une cuve plastique ne se déforme pas sous la poussée de la terre.
  6. Remise du bordereau de suivi.

Ce bordereau n’est pas une formalité. L’article 9 de l’arrêté du 7 septembre 2009 relatif à l’agrément des vidangeurs impose d’en établir un pour chaque vidange, en trois volets : un pour le propriétaire, un pour le vidangeur, un pour le responsable de la filière d’élimination. Votre exemplaire est signé par vous et par l’entreprise, qui conserve la trace de ses bordereaux pendant dix ans. Le guide du SPANC du Val d’Ille-Aubigné liste ce qu’un bon de vidange doit mentionner : nom et raison sociale du vidangeur, adresse de l’installation, nom du propriétaire et de l’occupant, date, nature et quantité des matières, et lieu de dépotage.

Gardez-le avec vos papiers de maison. Le SPANC le réclame lors de ses contrôles périodiques, espacés de dix ans au plus, et il rassure un acheteur le jour où vous vendez.

Quel est le prix d’une vidange de bac à graisse ?

Le bac lui-même se vide vite : 200 ou 500 litres, c’est quelques minutes de pompe. Ce qui coûte, c’est le déplacement du camion, le traitement des matières et le temps passé autour. D’où un écart important entre un bac vidé seul et un bac vidé dans la foulée de la fosse. Les grilles publiques des SPANC qui négocient un marché de vidange pour leurs habitants donnent des repères fiables.

Prestation Tarif constaté Source
Bac à graisses vidangé avec la fosse ou la microstation, tout volume 48 € SICED Bresse Nord, tarifs valables du 1er juillet au 31 décembre 2026
Fosse septique ou toutes eaux jusqu’à 2 000 litres, programmée ou urgente 187 € ou 334 € SICED Bresse Nord, 2026
Fosse de 2 000 à 5 000 litres, programmée ou urgente 218 € ou 357 € SICED Bresse Nord, 2026
Regard de visite non accessible à dégager 134 € (programmé) SICED Bresse Nord, 2026
Déplacement sans intervention (ouvrage introuvable, absence) 106 € SICED Bresse Nord, 2026
Campagne groupée du SPANC jusqu’à 3 m³ (fosse, bac dégraisseur…) 189,90 € TTC, plus 24 € par m³ supplémentaire CC des Portes de Sologne, 2026
Bac à graisse vidé seul, maison individuelle environ 120 à 250 € grilles publiées par des entreprises de vidange, relevé septembre 2026

Quatre facteurs font grimper la note : l’urgence (sur la grille du SICED Bresse Nord, une vidange de petite fosse passe de 187 à 334 € quand elle n’est pas programmée), l’accès au tampon, la distance entre le camion et l’ouvrage, et le curage éventuel des canalisations. Un ouvrage enfoui sous vingt centimètres de terre ou sous une terrasse se paie deux fois : une fois pour le chercher, une fois pour le vider.

Astuce

Faites vidanger le bac en même temps que la fosse, et renseignez-vous auprès de votre SPANC : beaucoup organisent des campagnes de vidange groupées à tarif négocié. Entre les deux vidanges complètes, un écumage régulier fait maison permet souvent de s’en tenir au rythme bas de la fourchette.

Pourquoi mon bac à graisse sent-il mauvais ?

Un bac à graisse fermé et entretenu ne sent presque rien. Quand l’odeur s’installe, la cause se trouve en général dans ce tableau, construit à partir des conseils publiés par les SPANC.

Symptôme Cause probable Que faire
Odeur d’œuf pourri près du tampon tampon mal ajusté, ou joint hydraulique à sec sur un tampon en fonte reposer le tampon à plat, remettre de l’eau dans la rainure du joint
Odeur forte et croûte épaisse bac plein : les déchets retenus fermentent écumer, puis programmer une vidange complète
Odeur dans la cuisine siphon d’évier désamorcé ou ventilation primaire défaillante faire couler un filet d’eau quelques minutes, faire vérifier la ventilation
Odeur dehors par temps d’orage ou de vent gaz rabattus par le vent, extracteur de ventilation trop bas vérifier que l’extracteur dépasse bien le faîtage du toit
Évier lent, glouglous bouchon gras entre l’évier et le bac, ou arrivée du bac obstruée dégager le té d’arrivée, puis passer un furet dans la canalisation

Bac à graisse de restaurant : ce qui change pour les professionnels

Un restaurant raccordé au tout-à-l’égout produit des eaux dites « assimilées domestiques ». L’article L1331-7-1 du code de la santé publique permet à la collectivité de fixer des prescriptions techniques pour ces établissements, regroupées en annexe du règlement du service d’assainissement. C’est là que figure, en général, l’obligation d’un séparateur à graisses conforme à la norme NF EN 1825, dimensionné selon le nombre de repas servis.

Le rythme n’a rien à voir avec celui d’une maison : la norme NF EN 1825-2 prévoit une vidange au moins mensuelle, idéalement tous les quinze jours, à adapter à l’activité. Chaque intervention doit laisser une trace écrite (bon d’enlèvement ou bordereau de suivi), à conserver pour les contrôles du service d’assainissement.

Et les petits bacs sous évier ?

Les bacs compacts en inox ou en plastique, installés directement sous la plonge, équipent surtout les snacks, les boulangeries et les petites cuisines professionnelles. Leur faible volume impose un nettoyage fréquent, au rythme indiqué par le fabricant. Pour une maison en assainissement non collectif, ils ne remplacent pas le bac de 200 litres minimum prévu par l’arrêté.

Comment espacer les vidanges au quotidien ?

Le meilleur bac à graisse est celui qui reçoit le moins de graisse. Quelques réflexes suffisent à diviser le travail.

  • L’huile de friture ne va jamais à l’évier. Laissez-la refroidir, reversez-la dans sa bouteille et déposez-la à la déchèterie, qui dispose le plus souvent d’un bac pour les huiles alimentaires.
  • Essuyez avant de laver. Un coup de papier absorbant dans la poêle et le plat à rôti retire l’essentiel du gras avant qu’il ne parte avec l’eau.
  • Posez une crépine sur la bonde. Elle arrête riz, pâtes et épluchures qui alourdissent les dépôts du fond.
  • Dosez les produits ménagers. Le guide du SPANC du Val d’Ille-Aubigné demande une utilisation modérée de l’eau de Javel et des détergents, et proscrit solvants, peintures et huiles de vidange.
  • Oubliez l’eau bouillante miracle. Une casserole d’eau bouillante ne dissout pas un dépôt gras : elle le déplace de quelques mètres, là où il refige.
Bonde chromée à grille percée de trous au fond d'une vasque blanche, avec quelques gouttes d'eau
Une bonde à grille arrête les gros morceaux, pas les graisses : elles passent en gouttelettes avec l’eau chaude et figent plus loin · Photo Pexels / icon0 com

Les activateurs biologiques vendus en jardinerie ne sont ni obligatoires ni indispensables, rappelle le même guide ; ils peuvent aider à relancer une installation après une longue absence. Ils ne remplacent en aucun cas la vidange.

Quand appeler un professionnel

La vidange complète revient toujours à un vidangeur agréé par la préfecture, qui seul peut vous remettre un bordereau valable. Faites aussi appel à un professionnel si le bac est fissuré, si le béton est rongé ou si la cuve plastique s’est déformée : un ouvrage qui fuit pollue le sol et ne sépare plus rien. Si l’eau remonte dans l’évier malgré un bac propre, le bouchon est dans la canalisation, et un plombier équipé d’un hydrocureur ou d’une caméra le localisera sans casser. Enfin, pour ajouter, déplacer ou supprimer un bac, adressez-vous d’abord au SPANC de votre commune, puis à un terrassier ou un plombier habitué à l’assainissement non collectif.

Questions fréquentes

Peut-on supprimer un bac à graisse devenu inutile ?

Pas de votre propre chef. Le bac fait partie d’une installation d’assainissement non collectif contrôlée par le SPANC, et toute modification doit lui être soumise. Si la fosse toutes eaux est proche de la cuisine, le SPANC peut accepter la suppression ; dans une installation ancienne où le bac est le seul prétraitement des eaux ménagères, la réponse sera non. Dans tous les cas, faites-le vidanger avant de le neutraliser.

Qui paie la vidange du bac à graisse dans une location ?

Le décret n° 87-712 du 26 août 1987 range la vidange des fosses septiques parmi les réparations locatives, donc à la charge du locataire. Le bac à graisses n’y est pas cité nommément, mais il relève du même entretien courant de l’installation. Si la vidange devient nécessaire à cause d’un défaut de l’ouvrage ou d’un entretien négligé avant l’entrée dans les lieux, elle revient au propriétaire. En cas de doute, l’ADIL de votre département vous renseigne gratuitement.

Où trouver la liste des vidangeurs agréés ?

Sur le site des services de l’État de votre département, généralement dans la rubrique environnement ou eau, qui publie la liste des personnes agréées par le préfet pour la vidange des installations d’assainissement non collectif. Votre SPANC peut aussi vous la communiquer. Vérifiez que le numéro d’agrément figure sur le devis : une entreprise sans agrément ne peut pas vous remettre de bordereau de suivi valable.

Faut-il remettre de l’eau dans le bac après la vidange ?

Oui. Un bac rempli d’eau claire sépare les graisses dès la première vaisselle, alors qu’un bac vide laisse filer vers la fosse les premières eaux grasses. La remise en eau protège aussi les cuves en plastique, qui peuvent se déformer sous la poussée de la terre ou remonter si une nappe d’eau est proche. Le vidangeur s’en charge normalement : vérifiez-le avant son départ.

Le bac à graisse est-il vérifié lors de la vente d’une maison ?

Oui, indirectement. Depuis le 1er janvier 2013, la vente d’une maison en assainissement non collectif exige un rapport de contrôle du SPANC daté de moins de trois ans, annexé à l’acte. Le contrôle porte sur toute l’installation, prétraitement compris. Un bac plein, inaccessible ou abîmé apparaît dans le rapport, et en cas de non-conformité l’acheteur dispose d’un an pour faire les travaux.

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